Courir, ça veut dire quoi pour toi ?
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Bonjour, on est ravies de te présenter cette toute première newsletter et donc, le premier thème sur lequel on va réfléchir ensemble: Courir.
Dans cette newsletter, on va te présenter la thématique du mois.
Elle sera décortiquée avec ta participation tout au long des 4 newsletters.
Aujourd’hui, c’est Manon qui t’explique pourquoi cette thématique nous tient à coeur et qui te présente les différentes questions que cela nous a posées.
Pour poursuivre la réflexion toustes ensemble, rejoins vite le groupe WhatsApp de l’Impact Club:
À la fin de ce mail, tu trouveras un lien vers un court questionnaire pour faire entendre ta voix.
Tu pourras amener tes propres réflexions, idées, avis et commentaires et surtout ton vécu dans ton propre contexte.
À tout moment tu peux aussi nous envoyer ton témoignage sur le sujet en répondant directement à cet e-mail.
Jamais je n'aurais cru m'y mettre. Jamais je n'aurais penser apprécier cette pratique un jour.
Courir, vraiment courir. L'action physique de courir. Courir avec mes jambes et non pas avec mon cerveau.
Je pensais que courir était inutile. Courir après quoi ? Dans quel but ?
Quitte à faire du sport, je préférais un sport avec un objectif, où on gagne quelque chose.
Pas très sport collectif à part le rugby quelques années, judo, natation, gagner mon randori, gagner la compet', aller plus vite que les autres et surtout que mon temps et que ma performance précédente ...
C'est ce qu'on attendait de moi.
Or, j'ai compris que j'aimais le judo au début pour son lien avec mon Japon, le rugby pour le contact et le collectif et nager parce que ça me vidait la tête. J'ai finalement arrêté le sport en club ou asso parce que je pensais que je n'aimais pas, que je n'étais pas assez forte ou juste que ce n'était pas pour moi et que je n'étais pas assez sportive.
J'ai continué à courir avec mon cerveau.
J'ai couru à travers les examens, les concours, les diplômes, les entretiens, les boulots, l'argent, et puis l'entrepreneuriat. J'ai couru après ce que j'ai cru être la réussite sociale.
Ma course effrénée c'est arrêtée brutalement en 2021. Avec l'entrepreneuriat, j'ai enfin compris que tout n'était pas course mais plutôt marathon ou marche tranquille. Je n'en ai jamais fait. J'ai toujours voulut tout et tout de suite et en général pas trop mal réussi de cette manière. Je suis donc tombée parce que je pensais que c'était un sprint. Mon corps a dit stop à mon cerveau et il m'a forcé à rester dans mon lit et mon canapé et à me remettre à marcher tout doucement avec l'aide d'une psy, d'un médecin et de quelques médicaments. J'ai cru être la plus seule de la terre, pourtant bien privilégiée, à vivre la chute de cette course, nous sommes en fait des millions, si ce n'est des milliards.
En mai 2023, pour un potentiel travail qui nécessite une certaine condition physique, je me mets à courir pour la première fois depuis le 3x500 du bac. Ça commence par 3x4min entrecoupés par une minute de pause. Je suis un programme super progressif qui devrait me permettre de courir au moins 40min sans m'arrêter en un mois. Au bout de quelques semaines, je découvre un certain sentiment de satisfaction en courant. Je cours désormais sans programme, sans but. Je n'ai finalement pas envie de prendre le travail qui avait initié cet entrainement. Je cours une à deux fois par semaine quand l'envie me prend. La course me vide le cerveau des idées et des injonctions parasites qui nourrissent mon anxiété.
Jamais je n'aurais imaginé penser ça un jour : Je crois que j'aime courir.
J'aime courir pour moi, sans but si ce n'est celui de me faire plaisir.
Courir vers rien pour arrêter de courir vers l'approbation des autres ou ma fausse idée de réussite.
J'ai bien conscience que tout le monde ne peut pas courir ou ne court pas de la même manière ou encore pour les mêmes raisons. On peut courir à s'en faire mal et continuer quand même.
Courir : un verbe tout simple qui nous a évoqué cette première vidéo de lancement de notre média qui invite à prendre la parole mais surtout à écouter celles des autres.
Et pour parler tout en courant, je ne sais pas toi, mais moi, ce n'est pas de mon niveau.
Ecouter à la limite et encore. Courir avec de la musique ne serait pas l'idéal, parce que que courir, verbe si simple en apparence, normalement sans connotation, évoque tellement de choses différentes selon le point de vu d'où l'on se place. Selon notre situation, notre état civil, notre portrait sociologique, notre humeur, notre santé, notre âge ... et j'en passe.
Et toi, que t'évoque l'idée de courir ?
Des souvenirs, des injonctions, des idées, des personnes ?
Manon
Tu le sais, Paroles est le média qui met en lumière les voix des autres, c’est donc un média collaboratif, VOTRE média. Et pour cela, chaque semaine, on te donne la parole.
Que t'inspire cette thématique? Comment la comprends-tu (sens propre, sens figuré…)? De quelle façon te sens-tu concerné.e en fonction de ton contexte. Quelles questions cela amène-t-il ? Quelles idées te viennent ?
Pour nous transmettre le fruit de ta réflexion, on t’invite à remplir ce court questionnaire
Cela nous permettra de construire un mind mapping que nous te présenterons dans la prochaine édition (lundi prochain). Si tu pouvais faire ça plutôt en début de semaine (avant mercredi soir), ce serait idéal pour pouvoir intégrer ton point de vue.
Si tu as d’autres remarques ou si tu veux transmettre ton témoignage plus complet, n’hésite pas à nous écrire en répondant simplement à cet email.
On se retrouve la semaine prochaine avec les premiers éclairages sur la thématique du mois. D’ici là, n’oublie pas de parler de Paroles Média autour de toi, car plus il y aura d’abonnés à cette newsletter, plus on pourra entendre les voix des autres.
Merci pour ton engagement ✊
A la semaine prochaine
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